Actualités

Newsletter de Décembre 2020…

Vin conventionnel, vin Bio ou vin en Biodynamie…

Ces petits désagréments qui nous gâchent parfois les lendemains de soirée  …. ne sont pas forcément des fatalités et ne sont pas nécessairement liés à la quantité absorbée mais aussi à la qualité et à l’élevage des crus consommés… et nous vous expliquons pourquoi….

En effet, quand on regarde la liste à la Prévert des “intrants” autorisés dans nos bouteilles de vins par la CEE (voir ci-dessous), on comprend mieux l’intérêt de prendre en compte, dans le choix de nos bouteilles, la dimension « écologique ».

 

“Ammoniaque, arsenic, acide chlorydrique, anhydride sulfureux* (et autres sulfites E220, E221, E222, E223, E224, E226, E227, E228), Anhydride carbonique*, argon, phosphate, sulfate diammonique, sulfate d’ammonium, bisufite d’ammonium, dichlorydrate de thiamine, bisulfite de potassium, métabisulfite de potassium, caséine et caséinates de potassium, ovalbulmine, lactalbulmine, dioxyde de silicium, enzymes pectolytiques, betaglucanase, acide sorbique, sorbate de potassium, acide tartrique, bicarbonate de potassium, carbonate de calcium, tartrate de calcium, bactéries lactiques, lisosyme, acide ascorbique, acide citrique, phytate de calcium, alginate de calcium, sels d’ammonium, thiamine, isothiocyanate d’allyle, sulfate de cuivre, saccharose, acétate de plomb, bromure mercurique, chlorure stanneux, iodure de potassium, acide nitrique, acide sulfurique, zinc platiné, zinc pur, acide borique, résines échangeuses d’ion, acide métatartrique, alginate de calcium, alginate de potassium, acide fumarique, gomme arabique, stéarate de polyoxyéthylène, diméthylposiloxane….

 

 

Car sans tomber dans un intégrisme excessif vis-à-vis de ces intrants, dont certains sont nécessaires à la conservation du vin et d’autres sont produits par la macération du raisin, il semble judicieux de s’intéresser aux vignobles qui pratiquent une agriculture raisonnée par rapport à ceux qui font de la chimie à outrance, d’autant qu’il est soutenu par les plus grands œnologues, qu’un élevage raisonné permet d’obtenir des vins avec des flaveurs encore plus riches et subtiles !

 

Quels sont donc les « intrants » à limiter si vous avez une sensibilité particulière au vin :

– les sulfites, car des études ont montré que ceux-ci pouvaient parfois provoquer maux de crane ou de ventre, démangeaisons ou encore renforcer une tendance aux impatiences. Les vins blancs ou liquoreux contenant en moyenne plus de sulfites que les vins rouges !

– Les dérivés de l’ammoniac (histamine), plus souvent présents dans les vins rouges, car ceux-ci dilatent les vaisseaux sanguins et provoquent rougeurs ou maux de tête.

– Bien évidemment les pesticides et les engrais dont on connait l’effet néfaste sur la santé en général et que l’on retrouve en plus ou moins grande proportion dans nos verres en fonction de la viticulture pratiquée.

 

Et c’est là tout l’intérêt de la viticulture et de la vinification raisonnées ainsi que des labels « Bio » au sens large qui fixent des limites aux nombres et à la quantité de produits utilisés :

 

Le vin biologique

Le vin biologique existe officiellement depuis très peu de temps (2012) et respecte déjà un cahier des charges assez strict. A ses débuts, il ne prenait en compte que la viticulture et non la vinification. Cette démarche oblige dorénavant à n’ajouter aucun traitement synthétique ni insecticide dans les vignes et, depuis peu, propose de réduire les intrants lors de la vinification (entre autres les sulfites) .

Ces vins contiennent en moyenne entre 30 à 50% de sulfites en moins qu’un vin conventionnel.

 

Le vin en biodynamie

Le vin biodynamique pousse la démarche des vins bio encore plus loin. Les vignerons qui utilisent cette méthode essaient d’intensifier la vie du sol afin qu’il y ait un meilleur échange entre la terre et la plante. Pour cela, ils se servent de préparations à base de plantes afin d’aider la vigne à se renforcer naturellement. 2 certificateurs existent : Demeter et Biodyvin.

On y autorise le collage du vin et la filtration, pas la chaptalisation (ajout de sucre) sauf pour les pétillants. Le dosage du soufre (sulfites) est encore plus bas que pour les vins bio.

Ces vins contiennent en moyenne de 50 à 70% de sulfites en moins qu’un vin conventionnel.

Quant au “vin naturel”, il combine donc ces deux méthodes mais va encore plus loin en autorisant aucun intrants ni aucune techniques visant à modifier le jus originel.

 

Pourquoi les vins de corse sont-ils souvent plus « sains »

La Corse possède des caractéristiques uniques qui permettent à ses vignerons de produire des vins d’exception avec un minimum de « chimie » :

– Un climat privilégié avec un ensoleillement record (~2900 h de soleil), des entrées maritimes et une stabilité climatique parfaite (moyenne mensuelle de 9° à 22°) liée à son insularité, qui permet au vignoble Corse de produire des vins d’une qualité et d’une régularité sans faille et sans besoin de pesticides ou d’adjuvants.

– Un terroir d’une rare diversité qui mêle arènes granitiques à l’ouest et au sud, des sols schisteux au nord-est, du calcaire au centre et au sud-est, des sol sédimentaires dans les plaines du centre-est, le tout couvert par un maquis omniprésent. Ceux-ci permettent aux vins de développer tantôt une minéralité proche de celle d’un Chablis, la puissance d’un grand Bordeaux, la finesse et le fruité des meilleurs Bourgogne ou encore la fraicheur et la floralité d’un Alsace sans avoir besoin de recourir à des parfums artificiels.

– Des cépages autochtones comme le niellucciu, le sciacarellu, le carcajolo ou encore le vermentinu (malvoisie à gros grains) qui donnent des vins à la fois surprenants, étonnants, floraux, fruités avec une forte personnalité et pour nombre d’entre eux un potentiel de garde important.

– Et enfin un savoir-faire historique puisque la vigne y est exploitée dès le 5ème siècle avant Jésus-Christ lorsque les Phocéens l’introduisent à Alalia devenue Aléria.

Les vignerons Corse ont choisi aujourd’hui de privilégier la qualité (avec près de 50% d’entre eux répartis sur 9 AOP) et 30% des terres déjà exploitées en culture biologique (contre 9% sur le continent) ce qui permet à la Corse d’offrir des vins “sains” avec une densité de saveurs et de parfums extraordinaire.

En espérant que ces explications vous ont apporté un éclairage particulier sur l’intérêt des vins “Bio” et vous ont donné l’envie de gouter les vins de Corse et plus particulièrement nos vins “Bio”.

L’équipe Luvinu

preloader